Des monuments se drapent de vert pour la Saint-Patrick

Alors qu’à Montréal, New York, Londres, Dublin et dans des dizaines d’autres villes, des centaines de milliers de personnes s’assemblent afin d’assister au défilé traditionnel du 17 mars, la fête nationale irlandaise est aussi soulignée différemment un peu partout à travers le monde. Certes la Guinness coule à flot dans les pubs, mais c’est surtout en arborant la couleur de l’Île d’Émeraude que chaque pays souligne à sa manière la Saint-Patrick.

Pour l’occasion, de nombreux sites, édifices et symboles urbains ou naturels d’importance se parent de vert. En voici quelques uns :

Le Burj Al Arab à Dubaï

La Sky Tower, Auckland, Nouvelle-Zélande

La célèbre Tour de Pise en Italie

La Puerta de Alcalá, Madrid

Le très connu Empire State Building, New York

La Tour du CN, Toronto

D’autres édifices, tels que le Fernsehturn, la célèbre TV Tower, de Berlin, et les 5 Hötorget skyscrapers à Stockholm seront illuminés de vert aujourd’hui pour la première fois.

À Chicago, on ne lésine pas avec la Sainte-Patrick.  Pour l’occasion, la Chicago River est littéralement teinte en vert … Il en est de même pour des fontaines connues, notamment celle de la Maison-Blanche ou du JFK Plaza (le Love Park) à Philadelphie, ou encore pour des richesses naturelles qui sont mis de l’avant par un éclairage conséquent.

Niagara Falls, Ontario, Canada

La Chicago River, Chicago, USA

Maison Blanche, Washington, Usa

Ma préférence va indéniablement à Table Mountain qui surplombe la ville du Cap en Afrique du Sud.  Bien que la population d’origine irlandaise y soit certainement infime, l’éclairage du célèbre massif en hommage aux Irlandais est une réussite qui tient de l’art.  Tout-à-fait époustouflant !

Table Mountain, Afrique du sud

Des villes sous la pluie …

Il y a un moment que je ne vous ai pas entretenu d’un coup de coeur pour un photographe.

Cette semaine aux matins plutôt moroses, j’avais furieusement envie de me balader à Paris.  Et de fil en aiguille, j’ai pu satisfaire un brin mon désir (du moins, l’atténuer) en plongeant dans une superbe série du photographe français Christophe Jacrot, Paris sous la pluie.

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© Christophe Jacrot

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© Christophe Jacrot

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© Christophe Jacrot

© Christophe Jacrot

Son exploration du climat, il parle même de sublimation, est superbe et originale.  On sent au travers de ces clichés toute la texture, le grain et les subtilités de la lumière.  Romanesque, il utilise une approche picturale et émotionnelle.  Il sillonne présentement le monde à la recherche d’expériences placées sous le signe des intempéries : neige, pluie, mauvais temps … Un photographe de l’éphémère à découvrir.

Paris sous la pluie, © Christophe Jacrot

Hong-Kong in the rain, © Christophe Jacrot

Hong-Kong in the rain, © Christophe Jacrot

Pour voir la température autrement, l’univers de Christophe Jacrot.

Tandis que je cuvais mon vin … dichotomie et projets

J’en ai déjà parlé, je doute beaucoup (quoique de mieux en mieux, mais ça c’est une autre histoire).  Je jongle, soupèse, me questionne, fais un petit pas, recule, hop, un 180 degrés, autre petit pas, puis un coup de tête… bref ma vie est plus qu’à son tour ponctuée de bien de ces 180 degrés.  J’ai d’ailleurs longuement parlé du pouvoir du doute dans mon premier billet

Ainsi, j’hésitais récemment à donner un tout autre angle à ce blogue… surtout lorsque je fais de petites pauses.  La passion de l’ailleurs demeure, c’est le corps pour le moment qui suit un peu moins. J’hiverne et je tente de me refaire des énergies pour affronter une autre saison de guidage sur la route.  Beaucoup plus légère.  Et mettre en place d’autres projets. J’ai néanmoins de plus en plus conscience comment le corps a ses limites.  Avec une jeune chipie, ces éventuelles réserves d’énergie demeureront du domaine de l’utopie, je le crois bien ;-)

J’ai toujours tout autant envie d’alimenter Como la espuma, mais j’ai en quelque sorte peur que mes rêveries d’intellectuelle romantique finie et désillusionnée n’y trouvent pas réellement leur place et viennent alourdir le tout. Alors que je ne devrais peut-être pas, j’ai décidé d’assumer cette dichotomie (la spontanée admirative et passionnée est toujours là en moi!) et de trouver un lieu autre pour exprimer mes préoccupations plus intimes et personnelles d’une « écrivaine voyageuse » ou du moins d’une littéraire malgré moi.  Un endroit où je puisse épancher mes grands mots d’universitaire (et en rire !) sans venir faire chier personne… Où j’aurais tout autant la liberté de faire ressortir cette part de moi plus réfléchie et profonde (oui, oui, c’est de l’ordre du possible) que de me faire tour à tour taquine et snob des mots, critique chiante, admirative ou frustrée, nombriliste incomprise, etc..

Le projet est toujours à l’état embryonnaire.  Mais si je prends la peine d’en parler rapidement ici, c’est sans doute parce que les tous premiers voyages, on les réalise bien souvent, d’abord et avant tout, dans les livres …

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Malgré l’hivernation qui se perpétue (c’est presque fini !!), je me suis tout de même balader un brin dernièrement … un passage rapide dans deux vignobles de la vallée de Niagara m’a convaincu ! J’ai bien envie d’y trimballer mes pénates et ma fille cet été !  Me manque toujours le vélo, le siège d’enfant et la manière idéale de transporter nos bagages.  D’ici là, j’ai le temps de me creuser la tête sur le comment, mais des conseils seront plus qu’appréciés … J’en trouverai certainement également dans la superbe revue de plein air Espaces avec laquelle j’ai la joie de collaborer ;-) !

Vignoble Peller Estates, Niagara-on-the-Lake, février 2012.

Imaginez comment ça doit être beau lorsque le temps dégrise !?!?