48 h à Toronto avec bébé ? Et pourquoi pas !

– Qu’est-ce que tu vas faire à Toronto, il n’y a absolument rien à voir ?

 Plus qu’étonnant le nombre de personnes autour de moi qui m’ont lancé cette phrase après que je leur ai fait part de mes intentions.  Tête de pioche que je suis par moment, et surtout parce que je crois qu’il est essentiel d’approfondir par soi-même avant de poser un jugement hâtif, j’ai emballé ma fille, une boite de biscuits Mum Mum pour bébé,  deux-trois tétines, une valise et j’ai roulé jusqu’à la mégapole canadienne.

J’avais déjà vu Toronto deux fois.  En fait, j’avais brièvement soupé dans la ville, visité une salle de spectacles du Air Canada Center, mais j’avais surtout contourné le centre-ville pour me rendre travailler à un centre de convention situé près de l’aéroport.  Rien à voir en périphérie.  Absolument rien.  À part peut-être observer des personnes qui sortent leurs chaises pour observer à leur tour les avions atterrir…  (Pour de vrai !)

*

Squelette de tyrannosaure

Roukie et moi avons d’abord visité le Royal Ontario Museum, mieux connu sous son anagramme ROM.  Cet imposant musée, le plus grand au Canada, se présente comme un incontournable, et ce, autant pour les enfants que les parents! On peut admirer au deuxième niveau une vaste collection de mammifères naturalisés.  Comment ne pas être fasciné devant un imposant hippopotame ou la noblesse d’un zèbre ?

Roukie contemplative

Roukie y a également adoré la collection de squelettes de dinosaures. L’ère du jurassique y est abondamment explorée et les reconstitutions d’ossements saisissantes.  Il s’y trouve même une reconstitution d’une cave de chauve-souris.

La collection permanente comprend aussi des trésors de l’âge du Bronze, des artéfacts des différentes puissances ancestrales telles que la Chine, l’Égypte, Rome, etc.  Bref, céramiques, textiles, sculptures, armes, momies foisonnent !

Une des entrées de la Faculté de musique de l'Université de Toronto


Le ROM étant situé au nord-est du large quadrilatère que constitue l’Université de Toronto, on peut ensuite se balader autour de celle-ci ou à l’intérieur du Campus en empruntant le sentier des philosophes ou jeter un coup  d’oeil dans ces magnifiques aires de détente en pénétrant sous les voûtes d’une ancienne église. Les pavillons sont vraiment splendides, leurs enceintes revêtues de lierre et le sol verdoyant bien souvent tapissé de fleurs.

*

Le lendemain, nous avons déambulé dans les rues en compagnie d’un bon ami qui habite la ville depuis deux années.  Gracieusement, il a joué au guide touristique pour nous. À ses côtés, nous nous sommes baladés en tramway et en métro pour nous étourdir brièvement dans

Évidemment, on trouve un Hard Rock Cafe à Dundas Square

Dundas Square (clairement une tentative d’imitation de Times Square), avons longé la plus grande rue au monde Yonge ainsi que King Street en sirotant un Grande Latte, dégourdi un peu les jambes à Roukie à la gare Union Station, tourner autour de la tour du CN en s’empiffrant de ses fameux hot-dogs qu’on trouve dans des kiosques sur le coin des rues (surprenant, ils sont d’ailleurs franchement délicieux !) pour finalement aller longuement se perdre au AGO, Art Gallery of Ontario, l’équivalent de notre musée des Beaux-Arts finalement.

Tour du CN, vue de l'Université de Toronto

Je me suis principalement laissée ébranler par le troublant massacre des innocents de Rubens et ma qualité en tant qu’artiste s’est franchement vu confirmer en admirant la discutable collection de tableaux canadiens… Au sous-sol, d’impressionnantes reproductions miniatures de goélettes séduiront certainement les amateurs et les enfants.

Éreintés, nous avons clôturé notre journée par un convivial repas dans le quartier York, quartier vivant où s’amalgament boucheries, épiceries et restaurants multiethniques.  Sympa !

*

D’accord, Toronto n’est peut-être pas LA destination, loin de là, c’est certain.  Je n’irai pas passer mes vacances, mais pourquoi pas un week-end ?  Il y a encore beaucoup à voir : le Toronto Music Garden, désigné par le célèbre violoncelliste Yo Yo Ma, maints musées, son gigantesque zoo et bien d’autres !

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5 commentaires pour 48 h à Toronto avec bébé ? Et pourquoi pas !

  1. C’est curieux, j’ai très envie d’aller faire un tour au Canada que je ne connais pas encore et chaque fois que j’évoque Toronto on me demande : « pour aller voir les chutes Niagara ? » ou alors on me répond « mais il n’y a rien à faire / voir à Toronto ! ». Du coup, j’hésite…

    Mais ton article me rassure sur mes envies de voyageuse, une grande ville reste une grande ville mais elle recèle souvent quelques pépites qu’il n’est pas nécessaire de mépriser. Les grands espaces, certes. Mais un peu de culture ne peut nuire… 🙂

    • Mawoui dit :

      Honnêtement, même les chutes Niagara ne valent pas réellement le détour quant à moi 🙂 La vallée du Niagara vraiment, berceau de remarquables vins canadiens, je vais en parler justement prochainement, sinon quant à moi les chutes sont dépourvus de charme et une belle attrape pour touristes. Tout de même, Montréal et Vancouver demeurent beaucoup plus culturelles que ne l’est Toronto, mais Toronto est une ville très jeune qui fait de plus en plus ses preuves (que ce soit par le Festival International du Film ou encore par les édifices rénovés par l’architecte Daniel Libeskind. On dit même que c’est la ville la plus multiethnique au monde …Il n’y a ni le charme de Vancouver ni autant d’histoire qu’à Québec, mais demeure que c’est une ville qui mérite qu’on s’y arrête quelques jours en traversant l’Ontario 🙂 !

  2. Jean-Louis dit :

    Quel bel article! Vivant et joyeusement « connecté » sur la planète. On en veut encore!

  3. Gabriel Ferrero dit :

    Actuellement à Toronto, ou mon fils vient de naître, j’ai tout le temps de découvrir cette ville aux charmes multiples. Nous logeons dans le quartier de Leslieville tout prés des plages. A l’angle de la rue, nous avons une pléiade de restos indien, magasins de vêtement d’Asie… ce weekend c’était le festival de l’Asie avec ses chants, danses, jeux pour enfants… génial. Je retrouve dans Toronto, l’esprit de Londres, ou j’ai vécu deux années. C’est une ville en plein essor et extraordinairement multiculturelle. L’âme de cette ville, est touchante par sa diversité. Ici ce n’est pas New York et ces immeubles majestueux, il n’y a pas d’océan, mais un lac immense… Je pense qu’il y fait bon vivre, même si les locaux se plaignent de passer leur temps au travail.
    Bons voyages

    • Mawoui dit :

      Merci de ce commentaire !
      Absolument qu’elle a des charmes multiples cette ville. Et que dire des restos indiens et du lac Ontario, assurément !
      Je ne connais pas encore Londres, mais cette comparaison m’apparaît bien appropriée.
      Bon été !

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