Réflexions lors d’une balade aux Iles de la Madeleine

Je n’ai ni routine, ni REER. Encore moins de placement. Aucune « sécurité », quel drôle de terme qui ne veut rien dire…, d’emploi. Ni aide quotidienne, ni maison. Je mène une vie d’artiste à ma façon, décochant ça et là contrats qui me parlent et m’interpellent. Où peut se faire ressentir mes passions. Des bouts d’écume, de flore et tout autant de balades de ruelles.

Devant ce bout de mer, je sais pourtant que m’accompagne l’essentiel: une petite complice vive et allumée qui m’attend, partage ma route et trace tranquillement déjà les premiers sillons et les premières foulées de son propre chemin. La liberté. Sauvage, farouche, intense, vraie et constamment à définir, et redéfinir, selon nos envies profondes et aspirations. L’intuition aussi. Et la certitude de s’être soustrait de l’inutile importance accordée au regard de l’autre dans ses choix. J’ai, aujourd’hui, les poches emplies de cailloux aux tons colorés. Et maintenant, ce simple et parfait bout de bois de mer que j’ai trouvé tout près sur la grève, un peu comme s’il m’attendait. Je le rapporte avec moi.

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À mon sens, et bien humblement, ce qui sans doute se rapproche le plus d’une définition d’un grand bonheur. Très grand le bonheur.

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