Arrêt sur Manzanillo

Ainsi, les singes hurleurs entament leurs premiers cris vers les cinq heures. Ouf ! Nous sommes maintenant à Manzanillo, près de la frontière panaméenne, un petit hameau où il n’y a rien, si ce n’est d’une vingtaine de maisons, deux-trois sodas, la plage blonde et sauvage et la mer. Yé !!! Se loger au Costa Rica coûte cher.  Rien à voir avec les pays asiatiques.  Ici, j’ai enfin déniché une petite cabina colorée en bord de jungle au coût de 15000 colones, soit seulement 30 $… et ça a tout d’un exploit !

Roukie dort profondément dans notre belle chambre envahie de fourmis. Ça ne l’embête pas, elle trouve ça plutôt drôle.  Gade Maman, des foumis, pleins pleins de foumis !  Il en va de même des très nombreux scarabées et gros insectes en tout genre; le dégoût n’y est pas, que de l’étonnement pour cet univers fascinant et omniprésent partout dans le pays. Nous sommes seulement à deux minutes de la mer, mais ici c’est vraiment la jungle, humide, dense et animée en chants et bruits de toutes sortes.  (J’ai d’ailleurs croisé mon premier paresseux ce matin qui traversait bien bien lentement la route.  Quel drôle de bête !) Écrire sur la petite terrasse en écoutant un macho hurlé en haut d’un arbre (le singe hein, pas l’homme …) à quelque chose de tellement particulier.

Aujourd’hui, je me pose et bain de mer avec la coquine.  Elle se fait très forte et très agitée sur le long de la côte, peu d’endroits où il est recommandé de se baigner.  J’aime ces plages sauvages, blondes, brunes et noires où il n’y a personne.  Le Costa Rica, du moins sur la côte des Caraïbes n’a absolument rien de balnéaire.  Tout est absolument sauvage et pas question de trouver un B&B ou des cabinas qui donnent sur la plage… au grand désarroi de plusieurs et à  ma grande satisfaction ! Cette préservation sauvage et rustique des côtes en accord et respect de la nature me plaît.

Roukie suit très bien le périple si ce n’est que trop … elle veut tout voir, ne rien manquer et étire alors les heures d’éveil tout en  écourtant ou faisant disparaitre les heures de sieste.  Je tente de forcer la donne, m’arrête, fait de longues balades en poussette et elle est là, qui étire constamment son petit cou pour tout voir.  C’est quoi maman, c’est quoi ?  Ce rythme de voyage bien particulier me rappelle que je ne peux rien contrôler.  Encore moins un bébé de près de deux ans qui a décidé que c’était là, au Costa Rica, qu’elle voulait devenir propre… Argh !

– Mais non ma chérie, on n’enlève pas la couche dans le restaurant !

– Mais non Roukie, on ne se lève pas debout dans la poussette les fesses à l’air !

– Amorcita, tu fais vraiment pipi sur le sol de la dame !?!

Aille maman, arme toi de patience…


(oui … c’est le coeur du bled 😉 Il n’y a pour ainsi dire rien entre la mer et la jungle …)

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3 commentaires pour Arrêt sur Manzanillo

  1. Greg PAQ dit :

    Merci pour le partage Mawoui, elles sont sublimes tes photos…

  2. Sylvain dit :

    Merci pour la précision sur le macho! lollll

    Je me bis répétita, mais tes photos sont superbes! La compo, le choix des sujets et la règle des tiers, tout y est. ET sans retouche…

    C’est un pur délice que de te lire.

  3. Ping : ¡ Cozumel me espera ! | Como la Espuma

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