Where’s Wallace ou le ruban rose ?

Je l’ai découvert un peu par hasard cette semaine. Sa vidéo est d’emblée sympathique. Elle ne tire pas dans le pathos larmoyant et on n’y sort pas les violons.  Sa cause est noble.  Il marche à travers le Royaume-Uni afin d’amasser des fonds pour la recherche pour le cancer.

J’ai aussi adoré les deux petites phrases introductives de son site.  C’est si simple.  Mais ça dit tout. Ça donne le ton.  En fait, ça donne le pas …

On my 30th birthday I quit my job, packed up all of my posessions into storage, handed the keys back for my flat, and walked away from the life I had.

And I’m still walking now.

*

Durant la journée, je me questionnais quant à ces associations « cause-voyage ».  Je ne doute pas de la sincérité de la démarche de Wallace, aucunement.  On voit bien qu’il voyage bien plus que modestement avec l’aide des locaux.  Il met aussi bien de l’avant comment son parcours est ponctué d’arrêts dans les 16 centres de recherche sur le cancer du Royaume-Uni.  Je réaliserai moi-même un voyage au Pérou avec pour objectif préliminaire d’amasser un montant considérable pour la Société des enfants handicapés du Québec. Tant qu’à réaliser un voyage pourquoi ne pas le transformer en projet à vertu humanitaire et y donner sens ? C’est d’autant plus motivant !

Néanmoins, je m’interrogeais sur ce fait bien simple :  la frontière entre la démarche qui tient du coeur et celle d’une autopromotion de son ego ou de son entreprise est tristement par moment bien mince.  Et à peine dissimulée parfois…

Drôle de coïncidence, une amie m’envoya un lien en soirée. Un article avec la bande-annonce du nouveau film de Léa Pool, L’industrie du ruban rose. On y dénonce les abus du marketing social des grandes entreprises entourant l’usage de ce ruban qu’on attribue mondialement à l’effigie du cancer du sein…  Il faut absolument visionner cette bande-annonce sur le site de l’ONF.

Ensuite on se dit que c’est bien beau de marcher.  Mais encore faut-il savoir pour qui l’on marche …

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Pour aider Wallace dans son projet, Where’s Wallace

L’industrie du ruban rose, réalisé par Léa Pool, dès le 3 février.

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La fois où je n’ai pas dormi dans un igloo …

J’ai flanché.

Seulement trente minutes de marche dans la neige et je savais déjà que j’allais flancher.  Le vent glacial provenant du fleuve et la neige poudreuse m’avais exténuée.  Il faut dire que je souffre d’insomnie qui écourte considérablement mes nuits, mais n’empêche.  Il était seulement cinq heures, j’étais sur la majestueuse île d’Orléans et j’aurais dormi comme un bébé bien au chaud…

Pourtant, il y a cinq années, je n’avais pas hésité à passer près d’un mois dans les Rocheuses canadiennes, seule sous la tente à dormir en compagnie des ours, des coyotes et des grizzlis.  Néanmoins, outre le froid, l’igloo a ceci de différent dont il est difficile de faire abstraction :  le poids de la neige est certainement bien loin de celui d’une tente dans la possibilité où l’habitation s’effondrerait sur soi …

Étais-ce vraiment le froid ? Un sentiment de claustrophobie naissant ? Je ne sais plus.

Le matin, j’avais téléphoné à l’auberge afin de m’assurer qu’il y avait une chambre disponible au cas où.  Je sortais tout juste d’une vilaine grippe.  Et j’hésitais.

Puis lorsque je les ai vus, petits monticules de neige se confondant presque avec l’ensemble du paysage, j’ai compris que c’était loin d’être l’Hôtel de glace. Que les effets de lumière magnifiques (et surréalistes….) à même la glace qu’on voit dans les magazines y seraient absents.  Que ça s’approchait beaucoup plus de la réalité d’Agaguk que de celle du maire de Québec ou du Parc Jean-Drapeau … Finalement, qu’il y ferait noir.  Très noir.

Au souper, je me suis retrouvée attablé en compagnie de Marianne, Cécile et Vincent, trois Français fort sympathiques.  Cécile et Vincent m’ont raconté qu’ils venaient de perdre leur belle bête, un magnifique voilier dans lequel ils comptaient passer l’hiver dans les Caraïbes, quelques semaines plus tôt en Jamaïque.  Ils se sont fait avoir par les pluies tropicales. Sans mauvais jeu de mots, leur projet était pour ainsi dire à l’eau … Les aventures caraïbéennes des Grenoblois ont inévitablement pris un tout autre angle.

 Image

– Alors on s’est dit pourquoi pas rappliquer au Québec et passer la nuit dans un igloo?, m’a lancé Vincent d’un ton qui tenait de la raillerie.

On pouvait tout de même y sentir une pointe d’amertume. Mais sagement, il remarqua qu’il était inutile de perdre ses énergies à fulminer contre la marina qui n’avait pas pris ses responsabilités et qui avait contribué à la perte du Hunter.

Je me suis rappelé que la vie était franchement drôlement faite et que notre force résidait certainement dans notre capacité d’adaptation aux imprévus. Arrêter de se prendre la tête et prendre un tout autre chemin parfois. Pour eux, il les avait mené cette année de la mer des Caraïbes à cet igloo.

Le soir-là, j’ai dormi bien au chaud dans une petite chambre tandis que je me demandais à quel moment de la nuit la triade allait rappliquer dans le dortoir de l’auberge.

Je les ai retrouvé le lendemain au petit déjeuner. Ils étaient frigorifiés, mais ils avaient passé la nuit complète dans leur igloo.  Cécile avait un peu mal à la gorge, Marianne n’avait presque pas dormi et Vincent avait le dos entier complètement transi.  Le temps ressenti cette nuit là était de plus de -25 degrés.

Chapeau bas !

C’est une très belle leçon de tenacité et de courage que m’ont donné ces trois, ou presque, sexagénaires ce matin-là… 😉

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Je me suis promis d’y retourner.  Chaudement emmitouflé.  Auprès d’un Agaguk serait encore mieux …

Et parce que l’île d’Orléans, en toute saison, c’est magnifique …

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Peru te espera et les Aventuriers Voyageurs

J’ai bravé le vent glacial mercredi soir (et refoulé mon envie de cocooning hivernal auprès du feu  -quoique mon appartement est absolument dénué de foyer, peu importe, l’image était belle ;-)) afin de satisfaire ma curiosité et ma soif d’ailleurs, d’humains et d’images.

Malgré la froideur, il avait foule au Cinéma Beaubien pour la diffusion du documentaire Peru, te espera.  Près de trente minutes avant la représentation, une centaine de curieux faisait déjà la queue dans l’attente de visionner le résultat de ce projet social.  Question de nous faire goûter un brin au pays en patientant, on nous servait une lampée d’Inca Kola afin d’étancher notre soif et d’apprécier cette populaire boisson nationale péruvienne.

C’est après être revenu d’un premier voyage humanitaire au Pérou, et constatant qu’ils demeuraient toujours sur leur faim, que Yoann et Samuel ont décidé de lancer un projet d’échange culturel à l’étranger où ils pourraient enfin poser une action concrète.  Huacho, un petit village andin, fût leur point de mire : avec son manque de matériel académique flagrant, les deux complices en quête d’apprentissage et de sens ont vu en Huacho l’endroit idéal où poser leurs pénates afin de mettre la main à la pâte.

C’est donc accompagnés d’étudiants en éducation à l’enfance, et emportant plus de 2000 livres achetés dans la capitale, que le groupe réalisera durant deux semaines la mise en place d’une bibliothèque pour répondre au grand besoin des élèves et de l’école.

C’est avec finesse et humour que les deux jeunes hommes mettent en scène les particularités propre à la différence culturelle et aux rencontres   : des malaises parfois bien palpables qu’on vécu les jeunes devant les danses traditionnelles exécutées à 10h le matin au dégoût devant le tranchage de gorge d’un poulet, on immerge en leur compagnie dans le quotidien des péruviens. Un trek bien particulier nous permet également de découvrir les ossements sacrés des ancêtres de la communauté qui, afin de contrer les problèmes de surpopulation et de manque de nourriture, étaient devenus cannibales…

C’est avec regret que je n’ai pu assister qu’à la première partie de ce sensible documentaire.  Mais il y avait déjà là beaucoup à méditer.  Notamment quant à l’accessibilité des missions et des projets qui font la différence lorsqu’on prend le temps de les initier et de les mettre bien en place.   Avec un montage et une réalisation qui tient du coeur, de l’humour et de la sincérité, plutôt que dans une tentative de faire le « grand » film qui renverse,  auquel s’ajoutent quelques petites embûches à la caméra lors du tournage, le documentaire nous rapproche d’autant plus de l’expérience possible que du rêve.  On leur pardonne ainsi aisément ces petites imperfections qui rendent le tout d’autant plus humain et qui mettent de l’avant, à l’instar des ciné-conférences des Aventuriers Voyageurs, toute l’accessibilité du rêve et des projets à l’étranger.

Ne suffit plus que de les initier.  Et d’entamer les premiers pas …

Peru te espera, 15 mars, 11-18-19 avril

Programmation des Aventuriers Voyageurs

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Hola l’oiseau !

Voilà.

Retour dans la grisaille de janvier après près d’un mois à trimballer ma petite aventurière un peu partout au Costa Rica.  Ne m’en voulez pas de mes absences, janvier rime pour moi avec hibernation … Me reste encore à vous parler prochainement de la Péninsule de Nicoya, probablement mon coup de coeur, des volcans, de Monteverde et de bien d’autres petites choses.  Le peuple, les indigènes, les fermes organiques. Faire le tri, traiter les centaines de photographies, peaufiner quelques articles. Pleins de notes pratiques prises sur la route à dépouiller aussi.

D’emblée, je reviens avec le sentiment qu’un portrait de ce pays ne se réalise vraiment qu’après avoir passé plusieurs longues heures sur la route et en avoir sillonné des centaines de kilomètres.   Qu’il ne sert pas à grand chose de l’effleurer seulement une ou deux semaines; c’est insuffisant selon moi pour l’appréhender un minimum. Ce qui fait sa beauté réside certainement dans un tout que l’on ne peut vivre qu’en parcourant ses états montagneux (très montagneux), qu’en traversant ses petites villes, qu’en se perdant pour mieux se retrouver dans la jungle et en qu’en découvrant aussi ses côtes encore riches et sauvages.  Surtout, en sortant du circuit touristique proposé.

– Tu n’as pas pris de groupe ou de guide ?, m’a-t-on demandé plusieurs fois.

Non.  Et c’est tant mieux ainsi.  D’abord, je n’aime pas beaucoup les voyages de groupe.  Par contre, j’adore les guider, c’est fort différent.  Mais pour s’éprendre de ce pays, j’ai le sentiment qu’il faut prendre son temps.  (J’ai croisé une québécoise qui s’était jointe à un parcours guidé.  Simplement à écouter leur parcours, j’étais complètement essoufflée pour elle…).  Et noter que pour le guide, je ne suis pas partie en expédition durant trois jours seule au milieu de la jungle.  Je suis aventurière mais tout de même, pas si tête-en-l’air que ça … si Roukie ne m’avait pas accompagné, j’en aurais certainement pris un et repousser bien davantage mes limites.

Malgré sa popularité grandissante, ce pays conserve toujours tout un aspect sauvage qui ne demande qu’à être apprivoisé.  Et pour apprivoiser ce quelque chose, il faut selon moi contourner ce qui est de l’ordre de l’apparence et sortir des sentiers battus.

Je sais que je reviens en ayant effleuré seulement un peu et bien modestement le Costa Rica.  Qu’il conserve dans mon coeur sa part sauvage de par tous les paysages qui y sont maintenant inscrits. Que j’ai aussi maintes déceptions.  Je ne peux pas dire que je suis tombée amoureuse de ce pays comme il m’arrive parfois pour certaines villes ou petits villages. C’est parfait, mon coeur peut encore papillonner d’un endroit à l’autre …

Mais je comprends maintenant qu’une passion pour une autre contrée ne vaut rien en regard des premiers mots en espagnol de ma fille.  Que cela forme un tout bien complexe et propre à chacun, mais que l’enfant est un plus énorme au coeur d’un esprit de découverte et de rencontres.  Et que de ce voyage, l’essentiel demeure.  Pour certains, il s’agira des montagnes ou des plages.  Pour d’autres de ce peuple charmant et affable ou des mignonnes et passionnantes fermes organiques.

Pour moi, lorsque je penserai au Costa Rica, je me remémorerai ma fille touchant pour la première fois, avec crainte et envie, à Frida, une mignonne petite guenuche de six mois.  Je la reverrai gambader dans une plantation de café.  L’imaginerai mangeant son melon dans notre paradis de jungle.  Ou j’entendrai ses mots répétés et prononcés avec tant de plaisir et de légèreté au coeur lors d’une profonde discussion avec un magnifique lora…

Holà l’oiseau !

Deux mots si simples qui portent en eux tout le bonheur d’un bébé de deux ans sur le point de devenir fillette. Qui apprend à explorer et appréhender le monde, parfois, un peu autrement …

Playa Pelada, Costa Rica

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Murmures et tumultes de la jungle vers vos oreilles

Le Costa Rica est un pays fascinant de par la diversité et la richesse de sa faune (j’y reviendrai) mais surtout de sa flore ! On passe rapidement d’une jungle dense et humide, à une forêt tropicale sèche vers un paysage de plaine et de savane arbusive en passant par une forêt luxuriante et nuageuse ! Ouf ! Pour tous les goûts … néanmoins la beauté réside certainement dans l’ensemble de cette pluralité et de ces expériences contrastées.

Un peu avant mon départ d’Alajuela, j’ai rencontré Rodolphe qui rentrait tout juste du, très riche en biodiversité, Parc National Corcovado.  En résidence pour un projet d’enregistrements sonores dans les différents écosystèmes du Costa Rica, il m’a envoyé un lien où il note ses impressions et où il met disponible des extraits de certaines captations issues de son travail. À le voir faire sécher si soigneusement les têtes de ses micros au soleil, on imagine un travail consciencieux, passionnant et minutieux qui m’a inspiré beaucoup de respect.

Je vous invite à découvrir son projet où vous trouverez des extraits d’enregistrements bruts de sons ambiants, d’animaux, d’oiseaux et d’insectes de toutes sortes. Vous y découvrez un univers absolument étonnant !

Il vous permettra aussi d’ajouter un peu d’acoustique aux grains des photographies … et d’imager ainsi bien autrement nos éveils et nuits à Roukie et moi 😉

Cerro de la muerte -Photo prise d'une voiture tandis que je conduis (du moins j'essaie !) Près de deux heures de cette non-visibilité dans la Cordillère de Talamanca plus haute chaîne de montagnes du sud de l'Amérique Centrale. Imaginez les sons et bruits qui fusent de toutes parts !

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Arrêt sur Manzanillo

Ainsi, les singes hurleurs entament leurs premiers cris vers les cinq heures. Ouf ! Nous sommes maintenant à Manzanillo, près de la frontière panaméenne, un petit hameau où il n’y a rien, si ce n’est d’une vingtaine de maisons, deux-trois sodas, la plage blonde et sauvage et la mer. Yé !!! Se loger au Costa Rica coûte cher.  Rien à voir avec les pays asiatiques.  Ici, j’ai enfin déniché une petite cabina colorée en bord de jungle au coût de 15000 colones, soit seulement 30 $… et ça a tout d’un exploit !

Roukie dort profondément dans notre belle chambre envahie de fourmis. Ça ne l’embête pas, elle trouve ça plutôt drôle.  Gade Maman, des foumis, pleins pleins de foumis !  Il en va de même des très nombreux scarabées et gros insectes en tout genre; le dégoût n’y est pas, que de l’étonnement pour cet univers fascinant et omniprésent partout dans le pays. Nous sommes seulement à deux minutes de la mer, mais ici c’est vraiment la jungle, humide, dense et animée en chants et bruits de toutes sortes.  (J’ai d’ailleurs croisé mon premier paresseux ce matin qui traversait bien bien lentement la route.  Quel drôle de bête !) Écrire sur la petite terrasse en écoutant un macho hurlé en haut d’un arbre (le singe hein, pas l’homme …) à quelque chose de tellement particulier.

Aujourd’hui, je me pose et bain de mer avec la coquine.  Elle se fait très forte et très agitée sur le long de la côte, peu d’endroits où il est recommandé de se baigner.  J’aime ces plages sauvages, blondes, brunes et noires où il n’y a personne.  Le Costa Rica, du moins sur la côte des Caraïbes n’a absolument rien de balnéaire.  Tout est absolument sauvage et pas question de trouver un B&B ou des cabinas qui donnent sur la plage… au grand désarroi de plusieurs et à  ma grande satisfaction ! Cette préservation sauvage et rustique des côtes en accord et respect de la nature me plaît.

Roukie suit très bien le périple si ce n’est que trop … elle veut tout voir, ne rien manquer et étire alors les heures d’éveil tout en  écourtant ou faisant disparaitre les heures de sieste.  Je tente de forcer la donne, m’arrête, fait de longues balades en poussette et elle est là, qui étire constamment son petit cou pour tout voir.  C’est quoi maman, c’est quoi ?  Ce rythme de voyage bien particulier me rappelle que je ne peux rien contrôler.  Encore moins un bébé de près de deux ans qui a décidé que c’était là, au Costa Rica, qu’elle voulait devenir propre… Argh !

– Mais non ma chérie, on n’enlève pas la couche dans le restaurant !

– Mais non Roukie, on ne se lève pas debout dans la poussette les fesses à l’air !

– Amorcita, tu fais vraiment pipi sur le sol de la dame !?!

Aille maman, arme toi de patience…


(oui … c’est le coeur du bled 😉 Il n’y a pour ainsi dire rien entre la mer et la jungle …)

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Un bout de jungle que l’on porte en soi…

Tout voyage possède un moment qui tient en magie et en intensité. Intraduisible.  Et absolument propre et personnel à la personne qui le vit. On se demande pourquoi on tient alors à fixer le tout sur une photographie.  On le sait bien, il n’y a rien de préhensible dans cet instant. C’est fugitif.  Et ne s’expliquera que bien peu. Ou bien mal.  On ne peut octroyer à l’instant que sa nature : le laisser nous traverser et le vivre, profondément.

Observer longuement ma fille assise au beau milieu de la jungle, sereine, dégustant goulument un gros quartier de melon d’eau sur un bout de sable blanc, dans un lieu méconnu et désert en écoutant le tambourinement d’une luxuriante chute tenait du féerique.

Ajoutez y une centaine de papillons, ce l’était.  Absolument.

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Titi et les capucins moines à Cahuita

Si on m’avait dit que quelques capucins me donneraient une petite frousse au Costa Rica, j’aurais répondu en haussant les épaules et en roulant des yeux un « Pfff ! » assuré …

Néanmoins…

Roukie n’a pas seulement la chevelure de feu.  Elle en possède le caractère aussi.

Ainsi, je réalise l’ampleur de me promener avec un terrible two  qui a bien compris comment manipuler sa petite maman en voyage.  Vais-je vraiment la laisser pleurer, pardon pour l’euphémisme, hurler pour un non alors que nous sommes dans un paisible petit endroit où les gens se prélassent ? Elle a vite compris la coquine et ce, à mon grand désarroi.

Cahuita est une bien petite ville qui a l’avantage d’être à côté d’un magnifique parc de conservation, mélange de jungle tropicale et de mangrove. Chipie et moi  sommes donc allées dans le Parc National de Cahuita, un parc luxuriant en bord de mer, destiné à la base à préserver un récif corallien. Petit parc de seulement 10 km dont on accède de par une donation, il est un des rares endroits où il est possible de se balader sans guide et sans risquer de s’égarer pour y observer des singes hurleurs, paresseux, coatis et quelques autres bestioles dont de charmants serpents.  La police fait lentement, et d’un pas bien peinard, quelques rondes dans les sentiers, moins pour protéger les touristes de ceux-ci que d’un autre genre de rôdeurs.

« Dé ba, dé ba maman ! »

Longeant une belle plage de sable blond, j’ai décidé de délaisser la poussette en me croisant les doigts pour que Roukie ait envie de se balader soit sur le sable de la Playa Blanca, soit dans un sentier près de la mangrove.  Rien à faire, ma fille devine très bien mes désirs de calme et de solitude et aime bien me rappeler que J’AI décidé de la trimballer avec moi … Ouch !

C’est donc après une crise monumentale qui ébranle mon coeur de maman que je cède et décide de prendre Miss Chipie dans « mé ba »… Et tout ça, non moins par peur du regard des quelques locaux sur la plage que par crainte d’une horde de charmants capucins qui sont accourus un peu trop prestement.  Roukie agrippée sur ma hanche, je tente de saisir de ma main libre mon appareil photo et réalise un miracle en changeant l’objectif d’une seule main.

Capucin agressif

L’agressivité dans le regard ne trompe pas; ils nous encerclent soudain de bien près ces cébidés… je réalise que les cris de ma fille les ont alarmés et que ces airs mécontents me sont certainement  destinés.

Pas étonnant de la part des capucins. Considérés comme des singes à l’intelligence très développée, ils servent souvent d’aide auprès de personnes handicapées, ils sont certainement venus secourir ma pauvre  fille…

Nous resterons donc longtemps à les observer, stupéfaites et ébahies,  avant qu’ils abordent un autre air et daignent lentement s’éloigner au bout de plusieurs minutes.

Notre apprivoisement de la mangrove s’écourtera donc pour satisfaire la belle demoiselle, désireuse de jouer dans cet immense parc d’amusement auprès de son compagnon simien préféré, tout autant territorial mais néanmoins inoffensif.

Roukie et Titi

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Sunshine, sunshine reggae

Ereintée.  Je cherche depuis dix minutes un autre mot, mais voilà, je reviens sans cesse à celui-ci.  Roukie est là, étendue, qui réalise, enfin, dans un profond sommeil une tardive sieste.  Voilà une journée qu’on se trimballe dans la chaude ville de Cahuita sur la côte caraïbeenne du Costa Rica et la chaleur et le transport nous accablent. Nous nous trouvons devant la Playa Negra, une plage au sable brun foncé pas tout à fait dénuée de charme, mais tout de même … on a déjà vu mieux.  Dans cette minuscule ville, c’est Bob Marley , le afrobeat et la marijuana qui sont d’abord à l’honneur ….

Surtout, n’écoutez pas un Costaricain vous dire que pour vous rendre à un endroit, vous mettrez environ 4 heures.  Doublez illico l’estimé …

Roukie et moi sommes parties du centre d’Alajuela vers la côte caraïbes finalement quatre jours après notre arrivée.    J’ai finalement écouté la super équipe de Tout Costa Rica et louer une voiture pour une semaine en débloquant un budget imaginaire … Tandis que j’apprivoisais le rythme effrené de la conduite sur les routes cahoteuses et étroites du pays, Roukie contemplait les paysages et de bien (trop) près les vélos et les gens qui marchaient au bord de la route. Ne comptez pas pour qu’ils se rangent sur le côté ou vous cèdent le passage. À vous de trouver le moyen de passer entre la voiture qui vient en sens inverse et ceux-ci… Assez intense cette familiarisation !

Ainsi, nous avons traversé plusieurs petites villes sises à flanc de collines et de montagnes avant de nous retrouver sur l’autoroute nationale … un bien grand mot 😉 ! Ici, les rares routes à grande vitesse ont seulement une voie et vous y trouverez constamment des ponts à une seule voie à traverser…  Prudence et vigilence sont de mises sur ces routes pas toujours entretenues où la vitesse maximale permise est 80 km à l’heure.  Il n’est pas rare de devoir patienter durant des heures tandis que des travailleurs s’acharnent à déplacer un immense arbre tombé de la jungle qui bloque la chaussée.

Après avoir traversé un paysage de jungle dense et magnifique, nous sommes passées rapidement par Puerto Limon, un port laid qui a mauvaise réputation où vous trouverez aux alentours que des conteneurs et des trukers… pas besoin de prendre le risque de s’arrêter.  L’endroit est d’ailleurs vivement déconseillé aux touristes.

Sept longues heures de conduite sur des routes mal entretenues et souvent sans revêtement (ouch, le dos …) et puis  nous sommes enfin arrivées à Cahuita tardivement.  Petite ville de 600 habitants, celle-ci se réclame d’être l’origine de la culture afro-caraïbéenne qui se trouve le long de la côte sud.

Demandant le nom d’un gite à un tico à la peau d’ébène dans ce qui m’apparaissait être loin d’une ville, celui-ci m’indiqua gentiment mon chemin en me mentionnant surtout de revenir le voir une fois installée question de disfutar  avec de quoi fumer … Bien que proposée partout et facile d’accès dans cette région, cette drogue douce demeure illégale dans le pays.  Elle fait d’ailleurs mauvaise réputation à  cette région isolée et superbe.  De mon côté, je soupçonne un brin de racisme sous-jacent à cette vision plutôt négative.

Ballade dans Cahuita

Centre-ville de Cahuita ...

Façade de cabanas plutôt familière dans le coin

Façade de cabanas plutôt familière dans le coin

Un déclicieux souper de crevettes dans une sauce Chao pimentée, spécialitée de la côte caraïbes, puis je m’endors avec la petite vers les 10h complètement crevées.  Pour se faire éveiller vers les quatres heures du matin au cri grave, rauque et unique de quelques singes hurleurs..

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Les ticos et l’enfant de la lune

5h30 du matin.

Le soleil plombe déjà.  En attendant une carte de crédit qui n’arrive toujours pas (merci Visa Desjardins pour le service à la clientèle de m… avant mon départ 😉 ! ), Roukie et moi allons explorer davantage ce petit quartier annexé à Alajuela.  Quelques poussées de poussette plus loin, je réalise que je peux seulement me promener le long de la rue principale et qu’il n’est pas question de descendre dans le dédale des rues qui mènent à des quartiers un peu plus chauds.  Un vieillard sympatique me hèle d’ailleurs, me confirmant le tout en me voyant sortir mon appareil photo.  Les photos, c’est bien, mais sur cette calle là, pas les autres si je tiens le moindrement à mon appareil.  Connaissant la mauvaise réputation de San José à cet effet, je ne m’obstine pas et j’optempère. De acuerdo …

Malgré cela, d’entrée de jeu, le peuple costaricien m’apparaît beaucoup plus sympathiques que certains peuples des  régions mexicaines (quoique, c’est de la généralisation on s’entend, j’adore les mexicains !)  Le regard doux et dénué d’agressivité, les ticos sont reconnus pour leur caractère plutôt paisible.  Avec le Nicaragua, c’est le pays d’Amérique Centrale réputé comme étant le plus sécuritaire pour voyager seule.  Je n’oserai pas dire que se l’est davantage avec Roukie, mais les ticos ont énormément de respect pour les enfants. Avec sa chevelure rousse, elle attire la coquine.  La bonita rubia, la hija de la luna, disent-ils.  Enfant de la lune, selon une légende… J’aime !

Le long de notre promenade, on découvre ainsi notre première plantation de café, des maisons au portail clôturé … même quelques curiosités …

La région est belle.  N’empêche, mon enfant de la lune trépigne d’impatience de goûter un brin à ce vaste et à la fois petit, mais combien contrasté pays …

Au fait, si on les surnomme les ticos c’est à cause de cette manière qu’ils ont d’ajouter des -ticos- à la fin de certains mots.  Par exemple, ils diront un momentico plutôt que un momentito … Outre cette jolie particularité, leur espagnol est fluide, presque sans accent et ainsi très aisé à comprendre.

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Disfruta la Pura Vida

La pluie tombe enfin doucement.  Soudain, l’air humide est devenu terreux et frais.  Seulement quatre heures trente et la nuit prend rapidement place.  Ainsi, la journée a débuté bien tôt. 5h30 du matin et Roukie et moi étions déjà réveillées par les cris des animaux, le sifflotement des oiseaux exotiques et les premiers rayons du soleil.

Tranquillement nos corps s’habituent à ce climat tropical.  Nous sommes à Tuetal Norte, annexé à Alajuela et près  de San José, dans la Vallée Centrale costaricienne. L’accueil Chez Pierre fut absolument fabuleux.  Tout avait minutieusement été pensé pour Roukie, que ce soit la chambre au rez-de-chaussée ou encore le lait frais au frigo. On profite des belles pensées, pas certaine que le reste du voyage aura toujours la même donne …

Après trop de vols et de connections avec bébé, via New York et Miami, j’ai décidé de prolonger quelque peu l’arrivée avant de se lancer dans l’aventure.  Et ça vaut franchement le coup.  Tandis que Roukie récupère d’une vilaine grippe attrapée la veille de notre départ (grrrr… !), je prends le temps de décompresser et de me reposer un peu le dos.  Bien que mûrement pensé, le sac pour deux se fait lourd et avec un bébé grippé qui veut constamment être dans les bras pour apaiser la maladie, la maman en a justement plus que plein les bras 😉 !

La splendide vue de l’hôtel Chez Pierre donne à même la vallée.  Tout près, culminant du haut de ses 2704 mètres, le volcan Poas, est le fort attrait touristique de la région. Souvent terré derrière une mer de nuages, son sommet est néanmoins facile d’accès.  On peut y observer son cratère principal qui laisse s’échapper des fumerolles de souffre et qui abrite un lac turquoise.  Toujours actif, le Poas est entré en éruption pour la dernière fois en 1952 et gronde fréquemment depuis 1989, presque tous les mois, en émettant des gaz souffrés.  Le volcan est l’un des cinq très actifs des 116 volcans du Costa Rica.

Magnifique vue de Chez Pierre sur le volcan Poas

Pour notre première journée, nous nous sommes plutôt retrouvées en direction de la Garita. Le long de la route regorge en Verano, de jolies pépinières que l’on retrouve fréquemment dans le pays.  Un liquado de Papaya englouti, premiers empenadas dans un mini soda sur le bord de la route et mes premiers clichés réalisés dont je suis pas peu fière, nous sommes entrées tranquillement vers notre maison d’hôte en taxi tandis que je creuse la tête et que je me demande comment Roukie se sentira à près de 3000 m d’altitude… Pour le moment, malgré la fatigue, ma fille me montre qu’elle est bien mienne en mettant continuellement sa curiosité de l’avant…Comment ne pas jubiler de joie devant les titis et autres magnifiques bestioles de ce pays ?

Note 1 … Oui, oui, j’ai fini par lâcher la caméra en réalisant qu’un paon ça peut aussi donner des coups de queue ;-( Pas fière de moi, mais n’empêche qu’il est chouette le cliché …

Note 2 … Oui, oui, j’ai pris les photos de tous les singes, dit-elle ici pas peu fière 😉

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Pause préparatifs …

J’observe mon sac de matériel photographique, sourire aux lèvres.

Je viens tout juste d’y glisser 4-5 couches et des lingettes humides dans un des compartiments. Qui aurait cru que mon Lowepro Flipside 300 se serait transformé en sac à couches !?!? Entre deux objectifs et mon boîtier Nikon se trouve maintenant « l’essentiel » pour une journée de randonnée avec Roukie.  Quant au backpack principal, c’est une autre histoire.  Je devrai encore le délester un brin cette semaine…

Plus que quelques jours d’excitants préparatifs.  La soif d’aventures et d’émerveillement me prend. Rien ne sera parfait.  Je n’aurais pas déniché une lentille 70-300 mm comme je le souhaitais.  Accepter de ne pas avoir le contrôle sur tout… Peu importe, la beauté des images sera inscrite à même l’âme et le coeur.  Et ce dont j’ai si hâte de vivre auprès de Roukie, c’est certainement de partager avec elle quelque chose de bien précieux et dont on ne devrait jamais se départir : l’étonnement.

Voilà peut-être pourquoi j’aime tant voyager.  M’autoriser à poser un regard neuf et vierge sur les êtres et les choses.  Se tenir là, sans attentes. Et se laisser traverser par la richesse de la fraîcheur et de la nouveauté. Déroger brièvement d’un quotidien rassérénant…

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Le Salon international du tourisme et voyages à Montréal

Salon international tourisme et voyagesIl ne vous reste plus qu’une journée pour profiter du Salon international du tourisme et du voyages qui se tient à la place Bonaventure.  Et attention, si la tendance se maintient, il y aura foule demain !  Cet événement n’est certainement pas l’endroit pour planifier votre prochain voyage de A à Z, mais il est idéal pour faire le plein de pamphlets et feuillets promotionnels à feuilleter ensuite tranquillement à la maison.  Du Lesotho (MA découverte du jour ! Un État que je ne connaissais pas en Afrique du Sud) à des destinations beaucoup plus populaires telles que la Chine et la France, et en passant par la Croatie, le Kenya ou le El Salvador, vous aurez l’occasion de discuter avec des représentants de diverses agences susceptibles de vous aider dans la préparation de votre prochain voyage.

Malgré la foule et l’aspect très marketing de l’événement, il n’en demeure pas moins qu’il est bon de déambuler d’un exposant à l’autre, même si dans la réalité c’est que les représentants sont là pour vous vendre du rêve … il faut donc tout de même faire preuve de jugement.  N’empêche, qu’il est agréable de profiter de l’animation ou des différentes conférences.  J’ai particulièrement apprécié les différentes danses traditionnelles qui se succédaient, allant de la culture malaisienne à celle japonaise, à la Place de l’animation.  Quelques kiosques, notamment celui grandement mis à l’honneur de la France, vous proposeront des représentants accoutrés de costumes ou encore des danses, telles que martiniquaises ou antillaises, susceptibles de plaire à tous, et ce, peu importe l’âge 😉 ! Vous risquez aussi de faire de bien belles rencontres de gens venus d’un peu partout expressément pour l’événement.

Plaisir, rêves d’autre-part, concours, tirages et découvertes au rendez-vous … et argent, beaucoup d’argent, à dénicher au fond de votre porte-feuille pour les prochains mois …


Salon international du tourisme et du voyages, Place Bonaventure, 20,21 et 22 octobre 2011.

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¡ Pura vida si !

Normalement, lorsque je prépare un voyage, cela répond bien souvent à un besoin vif de combler une urgente soif de moi-même.  La préparation est là, peut-être un peu trop bafouée –mon sac n’aurait jamais dû peser plus de 40 livres seule dans les Rocheuses, me dis-je encore. Souvent, peut-être par une propension altruiste dont j’apprends à me méfier (tout a son revers), je calfeutre bien loin ce besoin jusqu’à ce qu’il clame son urgence et sa nécessité.  J’ai assez voyagé depuis la dernière année pour dire que j’ai un brin apaisé ce désir.  Mais voilà, je suis confrontée actuellement à revivre profondément la tristesse de ne pas réaliser ces rêves en famille.  Je n’ai pas envie d’épancher ce pan de ma vie ici.  D’abord, parce que je fais attention afin que cet espace demeure une fenêtre sur la réalité du bonheur de voyager,  ou disons de poser son regard différemment sur les choses, et non sur celle d’une mère monoparentale.  Selon moi, il y a suffisamment et abondamment de blogues qui traitent de cette autre réalité.  Ensuite, parce que même sans enfant, j’aurais écouté ce besoin d’écriture criard qui tend à aller vers l’autre et ce blogue aurait tout de même pris naissance.  Il aurait été tout autre, alimenté beaucoup plus fréquemment, crû beaucoup plus rapidement sans doute. (Ainsi, à ceux qui m’ont reproché mon manque d’assiduité, merci d’être indulgents … je ne listerais pas le pourquoi du comment ici, vous êtes tous en mesure d’imaginer (ou d’essayer de vous projeter) de ce qu’implique être seule avec un bébé depuis un bon moment.)

Ainsi donc, je suis constamment confronté à cette réalité, ma réalité, qui fait que mes désirs de conquête se réalisent sous un tout autre rythme.  En regard et en respect de celui de ma rouquine aussi.  Ce qui fait que la préparation d’un projet est beaucoup plus laborieuse.  Alors que j’aime me doter d’une attitude légère et spontanée, tout en étant responsable, consciente et les sens en alerte lorsque je voyage, je suis présentement confrontée à des valeurs différentes.  Des peurs aussi.  Et tristement, c’est certainement ça qui rend le tout beaucoup plus complexe.  Lourd alors que cela ne le devrait pas …  On a assez à avancer avec nos propres peurs dans la vie. Je ne crois pas qu’on devrait subir celles d’autrui.  Ni à constamment justifier ce qui nous habite et ce que nous sommes.  Néanmoins, il y aura toujours des gens prêts à nous faire douter pour en tirer avantage… Ainsi, à moi encore une fois d’apprendre à m’en protéger… fin de l’aparté 😉

Il n’en demeure que les voyages en famille se font différemment.  Et que la préparation se passe constamment en fonction des besoins d’autrui.  Préparer un sac-à-dos avec un enfant est tout autre. Je ne vous ferais pas l’inventaire de ce qu’il y a dans mon sac, ne vous inquiétez pas, la plupart (trop) de blogues le font déjà.  Seulement tenter de vous partager quelques petites réalités. Pensez à un Backpacker qui part un mois dans n’importe quel pays.  Il peut certainement tolérer ces vieux jeans sales et humides quelques heures après avoir passé sous une averse.  Un enfant, quelques minutes dans des vêtements humides ? C’est impensable.

Aussi, les élans et les envies doivent constamment se faire en regard de la réalité des besoins d’autrui.  L’itinéraire absolument léger et judicieusement adapté. Déjà partir en faisant le deuil qu’on ne pourra pas tout voir ce qu’on souhaiterait voir  (mais n’est-ce pas de toute façon ça la vie ?), que nous allons devoir nous freiner, ralentir, nous adapter.  L’enfant est là qui ajuste notre rythme et modifie nos choix.  Elle est peut-être là cette nuance qui se trouve à même la manière de poser le regard sur les situations : un enfant ne limite pas, il module et altère nos choix.  Et ça, si j’avais saisi cette notion beaucoup plus jeune, peut-être aurais-je déjà une petite gang de marmots qui me suivrait un peu partout…

Ainsi, pas plus dans la manière que dans le pourquoi.  Mes choix de voyage se sont auparavant réalisés de manière intuitive.  Cette fois-ci, elle l’est tout autant, mais a un but : plaire à Roukie.  M’écouter, profondément en ne pensant qu’à moi, je serais dans une villa italienne à boire du vin et m’empiffrer avec un amoureux … ça viendra.   Pour le moment, j’ai envie de vivre auprès de ma fille quelque chose qui, je sais, mettra de l’avant toute sa capacité d’émerveillement.

Et, à plusieurs qui me rétorquent déjà qu’elle ne s’en souviendra pas, j’abonde de manière bien mitigé en leur sens.   Non, elle ne s’en souviendra pas.  Elle se souviendra néanmoins du mouvement que j’aurais tenté d’inscrire et d’initier en elle.  Peut-être maladroitement ou en me trompant, comme tous les parents le font, mais avec tout autant d’amour et de sincérité au travers de ce que je désire lui inculquer, et ce, en me faisant confiance.  Les besoins et notions actuelles de sécurité et d’éducation sont mis de l’avant selon moi pour rendre une société fonctionnelle dont je ne me gênerais jamais pour remettre en question les rouages ! (Ça ne veut pas dire que je suis contre ou que je n’y crois pas; je ne suis pas une personne de mauvaise foi …) Néanmoins, j’aime les gens qui osent.  Et ceux qui se remettent en question. En prenant le risque de se tromper 😉

Ainsi, ma décision est prise !

J’ai trop envie de partager auprès de ma fille un brin d’exotisme, de mer et pourquoi pas un tantinet de jungle ! J’ai longuement jonglé avec plusieurs destinations possibles.  Celle qui m’apparaît la plus sécuritaire tout en mettant de l’avant un peu d’exotisme, se situe en Amérique Latine (ne venez pas me rétorquer que la Thaïlande aurait été mieux, la Thaïlande ne m’attire présentement en rien).  Je suis bien consciente que tout se passera bien différemment ; que ce mois en compagnie de ma fille sera tant fait en regard de sa personnalité et de ses besoins et que je passerai à côté de bien des choses.  Et c’est peut-être ça, totalement s’assumer.  Car je sais déjà, que lors de notre retour, aucune trace d’amertume ne sera dans mon cœur pour avoir changé le rythme et ma manière d’envisager la route.  Qu’à ce moment-là, je serais fière d’une seule chose : avoir respecté profondément mon coeur de mère, au-delà de l’opinion de certains.

Pura vida si Roukie… ¡ El Costa Rica nos espera 😉 !

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Mise à jour : Question débat et croyances lorsqu’on croit prétendre savoir ce qui est mieux ou non pour nos enfants, ou encore le moment de les concevoir, Marie Larocque en mène tout un ! À lire, absolument d’actualités ! J’adore !

 

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Como te extraño, México querido …

La Bocana au crépuscule

Avec octobre qui se pointera prochainement le bout du nez, la nostalgie du Pacifique me prend.  J’ai eu la chance d’y passer quelques semaines il y a trois années, d’abord seule puis avec un groupe de volontaires.  Nous ratissions une plage mexicaine la nuit à la recherche de tortues en train de pondre ou encore de nids tout juste réalisés.  Une fois ces nids dénichés, tout un art car il faut trouver les traces du passage de la tortue à même le sable tard dans la nuit, on devait creuser pour recueillir les oeufs, les transporter et les enfouir dans le sable d’un vivier protégé.

Cette expérience m’a profondément marquée.

D’abord, parce que longer trois kilomètres de plage longuement la nuit en marchant en silence et en faisant plusieurs allers-retours est une expérience bien particulière.  La répéter pendant plusieurs nuits, trois semaines, rend le tout vraiment unique et fabuleux.  Au bruit discret des pas qui s’enfoncent dans le sable s’ajoute le bruissement du déferlement des vagues et de la mer qui ronronne.  C’est magnifique.  Ajoutez-y la pleine lune, incroyable.  Malgré la fatigue de cette balade de nuit et les rencontres avec des contrebandiers, cette démarche était absolument solennelle et se faisait dans un grand respect. (Avec la situation qui ne cesse de sévir au Mexique, que je suis avec avidité et grande tristesse, cette expérience serait actuellement de l’ordre de l’impossible.  Déjà, après avoir quitté l’endroit, quelques mois plus tard notre vivier et les installations du site furent brûlés.  Aujourd’hui, bien qu’à l’époque les contrebandiers aient été bien avisé de ne pas nous touchés par l’armée mexicaine qui venait parfois « assurer » notre sécurité, une telle situation serait absolument des plus risqués.  J’ai encore un ami mexicain qui assure néanmoins l’organisation de groupes pour la préservation des espèces lors de la saison de nidation.  Des mexicains solidaires qui tentent de contribuer à la conservation des tortues marines le long des côtes du Guerrero.)

Je me souviendrai toute ma vie lorsque j’ai attrapé ce premier oeuf tout chaud à l’intérieur de la paume de ma main. Venant tout juste d’être pondu, il était encore tout mou. C’est une sensation bien particulière et unique que de prendre cet oeuf gros comme une balle de ping pong et d’y sentir, à cause de l’enveloppe molle, toute la vulnérabilité du petit être à venir.

On creuse depuis 10 minutes, il est 4 heures du matin, et enfin !

L'opération de transfert est délicate. Les oeufs sont chauds, fragiles et mous !

Nid oeufs de tortue

Un nid comprend en général 80 à 120 oeufs

Marie récolte d'oeufs

Un peu avant l'aube, on enterre notre récolte dans le vivier, identifiant l'espèce de tortue et le nombre d'oeufs récoltés. Je suis assez fière de ma récolte d'oeufs de Golfina ici 🙂

Le pacifique me manque.  Vraiment.  Et pour une grande amoureuse de mers, ça actuellement quelque chose de viscéral… Je compte bien le revoir bien promptement.

La Bocarna cerca de Marquelia

Près d'un mois sur cette plage sans touristes ...

Note : Depuis cette expérience, Roukie a aussi eu l’occasion de s’abreuver de l’air salin de la côte pacifique mexicaine.  J’en parle un brin sur le site de Mères et Cie.

Mise à jour : Par « assurer » notre sécurité, j’entends quelques petites tournées sur la plage déserte pour nous zieuter de trop près lorsqu’en bikini durant la journée …

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Bedon de laine et bedon rond !

J’observe Roukie grandir.  Loin d’être peureuse.  Absolument curieuse de tout, avide, téméraire.  Toujours en train de grimper.  Courant ça et là sans les craintes forgées par la conscience de l’adulte.  Séductrice, espiègle et « Tomboy » à la fois.  Ne chigne jamais pour rien, sinon parce qu’elle ne m’a pas vu depuis trop longtemps.  Déjà un brin manipulatrice.  Qui déteste les limites.  Et désireuse de tout découvrir.  On m’a vraiment envoyé la bonne fille, me dis-je, tout en préparant un voyage éminent !

Et puis, dernièrement, c’était à son tour de m’observer.  Tandis que je me trouve devant l’ordinateur, elle rigole souvent derrière moi.

– Ah Mède !!

¿ Qué ? Ai-je bien entendu ?

Je me retourne les yeux écarquillés.  Roukie me lance un sourire de poisson-chat tout en posant ses mains sur ses hanches, indignée. Elle vient tout juste d’échapper son contenant de plastique rempli de bleuets sur le linoléum. Mais qui suis-je pour penser qu’elle a fait exprès ?!? 😉

– Mais voyons mon amour, il ne faut pas dire ça. Allez Bibi, aide-moi à remettre les bleuets « dedans »

Une fois le contenant plein, elle le balaie du revers de la main.

– Ah merde chérie ! Mais qu’est-ce que tu fais ?

Tandis qu’elle sourit d’avoir enfin toute mon attention pendant qu’on recommence le manège, je me mords crûment les joues.

*

Quelques jours plus tard, la vigilance a porté ses fruits ; j’entends de moins en moins les « Ah mède » de Roukie.  À la Bergerie des Neiges à Saint-Ambroise-de-Kildaré, elle se trouve en pâmoison devant la quantité impressionnante d’agnelles.  C’était à prévoir : elle veut absolument toucher ! Tandis que j’essaie de calmer ses ardeurs, elle réussit tout de même a passé sa petite menotte entre les barreaux de la clôture.  Et se voit soudain surprise que sa main soit détrempée de la bave abondante de l’oviné.

– Ah clisse Maman, clisse !

Maman a toujours du travail sur elle à effectuer semble-t-il…

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Loin d’être comme les autres : une Mémé à l’attaque !

Je vous parlais hier de belles rencontres fortuites, hein ?

Celle-là, j’aimerais presque la garder pour moi (hihi !), mais je me dois absolument d’en parler un brin rapido ici et de la partager ! En tombant sur son blogue et son projet, j’ai tout de suite eu la sensation d’un coup de foudre ! Vous savez, quelques tremblotements, un vertige, on titube et puis, hop !, il est trop tard ? Vous ne savez pas ? Pour ceux qui ne l’on jamais vécu, cette expérience rarissime est tout à fait déconcertante. Là n’est cependant pas le sujet …

D’accord, j’exagère un brin quant à l’effet de ma découverte, mais j’ai toujours le coeur un tantinet amoureux des belles âmes ou des petits cailloux que je rencontre sur mon chemin.  Ainsi, j’ai fait la rencontre virtuelle hier d’une fabuleuse femme, mère de cinq enfants, qui n’a pas hésité l’année dernière à trimballer ses filles en Haïti (son pays d’adoption de coeur) pour aller aider directement deux familles à se remettre sur pied.  Je ne comprends d’ailleurs absolument pas comment je suis passée à côté de cette super démarche qu’elles ont réalisé de septembre 2010 à juin 2011 !?

D’ici quelques jours, elle partira à nouveau promptement afin d’équiper en ordinateurs portables les habitants de Lakou David, les aider financièrement à installer une connection internet et aider cinq Mémés haïtiennes ! Yé ! Elle vous propose donc de contribuer à « une aide directe comme la première fois (Deux familles), tout dans leur poche, rien dans les papiers… ni dans les paniers! »  Aide directe ? Absolument ! J’aime !

Attention, la Mémé en question ne correspond aucunement à l’idée qu’on s’en fait et au profil habituel…. Nouvellement grand-mère (bientôt deux fois plutôt qu’une !) la jeune quarantaine, Mémé Marie repousse les limites du stéréotype … Absolument jeune, intense et jolie, elle semble déborder d’énergie et mordre dans la vie comme dans l’action !  Bon, je ne la connais pas encore, vient à peine de la découvrir, ne l’ai aucunement rencontré (mais la vie va faire en sorte que si, j’en suis convaincue !), mais je pressens que cette femme a profondément compris que les coups de tête spontanés portaient parfois avec eux leur lot de réussite ! Et que l’action trop mûrement réfléchie se perd bien souvent, malgré les bonnes intentions, dans les dédales du temps qui s’écoule.

Moi qui ADOOORRRE les coups de tête, les voyageurs et les élans du coeur !

J’ai donc très hâte d’avoir un peu plus de temps pour découvrir et apprivoiser l’univers d’Eddy, le poète rêveur, Guerrier, l’amoureux des poules, Remisan, Emma, son épouse officielle, ainsi que sa maitresse qui lui rend des visites de courtoisie (!?) et de bien d’autres.  Son blogue foisonne de billets savoureux où il est bon de découvrir les cocasses croyances haïtiennes et leur si singulières et attachantes personnalités.

Elle part TRÈS bientôt … alors, dépêchez-vous de lui faire parvenir votre vieux lap top ou de l’aider avec un 5 ou 10 $ dans son projet ! Et soyez assurez que les dents blanches d’une mémé haïtienne étincelleront bien prochainement 😉

Marie, alias Mémé, et 4 de ses 5 enfants

Marie, alias Mémé, et 4 de ses 5 enfants au Pérou !

Pour lire ou aider Marie dans son projet : Mémé attaque Haïti ou encore lire Deux Familles sur son projet de l’année dernière !

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Une photographe globe-trotteuse de talent…

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais il m’arrive parfois de passer une soirée à longuement me perdre dans les dédales infinis de l’internet.   Voyage parfois bien peu instructif ou constructif, je l’admets.  Un peu comme quand on « s’évache » devant son téléviseur et qu’on se met à zapper léthargiquement.  C’est parfois (bien souvent) une longue perte de temps, bien peu productive. On regarde l’heure, puis on va tranquillement se coucher presque honteux d’avoir ainsi perdu notre soirée.  Vous voyez ce que je veux dire ?

Et puis parfois, par je ne sais trop quels détours de liens en liens ou quels fruits du hasard, on tombe sur une merveille ! Un peu comme quand, en zappant, on arrive sur un fascinant documentaire sur l’origine de l’univers ou sur l’existence d’une tribu primitive de cannibales en Indonésie (bon, moi je trouverais ça fascinant …)

Long préambule pour vous faire part d’une découverte fortuite hier soir sur la toile et qui a fait ma journée ! Combinant ses passions pour les voyages et la photographie, Kimberley Coole est une photographe réputée qui travaille fréquemment pour le Lonely Planet Images ou encore l’agence indépendante Robert Harding World Imagery.  Certes, on la retrouve dans plusieurs guides, mais néanmoins, le nom de cette photographe anglaise mériterait certainement d’être davantage mis de l’avant.

© Kimberley Coole

 

© Kimberley Coole

Le traitement qu’elle fait des couleurs est tout simplement sublime ! Personnellement, je suis moins touchée par ses portraits que son travail photographique architectural.  Des cadrages et des compositions simplement splendides. Un rayon de lumière dans ma soirée …

© Kimberley Coole

Pour découvrir le portfolio de Kimberley Coole.

Et pour les montréalais qui ont envie de plonger dans l’univers du très talentueux Nicolas Ruel, il est exposé à partir d’aujourd’hui, et ce jusqu’au 1er octobre,  à la Galerie Lacerte.

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Suivrez-vous la Course Évasion autour du monde ?

Et puis ?

De mon côté, je dois faire une confession : alors que j’étais morte de jalousie il y a quelques mois, je ne suis aucunement attristée de ne pas être abonnée au câble présentement.  Du moins pour cette seule émission, on s’entend, car s’il y a une seule chaîne pour laquelle je paierais, ça serait bien le Canal Évasion. Néanmoins, je ne me ferai peut-être pas que des amis ici (et je risque peut-être d’évincer toutes mes chances d’animer un jour une émission de style Fourchette et sac à dos (je serais tellement bonne pourtant !!)), mais l’approche préliminaire de cette émission me laisse quelque peu perplexe …

Je suis allée à quelques reprises « zieuter » les blogues des participants.  Et une grande peur, voir une énorme crainte noire, depuis me traverse.  Est-ce simplement une mauvaise impression de ma part, mais je crains d’assister à une sorte de téléréalité ayant pour thématique le voyage ? Du moins, je sens déjà que cette émission sera loin de la qualité et de la profondeur de la défunte Course Destination.  Je dois néanmoins me rappeler qu’il ne s’agit pas de la même émission.  Et que je dois laisser la chance aux coureurs…

J’ose tout de même avancer que je ne crois pas que de celle-ci jaillira de grands communicateurs et réalisateurs tels que Denis Villeneuve ou Ricardo Trogi. M’enfin, qui sait !?! Néanmoins, pour moi, c’est plutôt dénué d’intérêt (voir carrément insipide) ce que Joannie doit faire avant de partir (comme aller voir absolument tous ses amis ou se casser la tête sur quoi mettre dans ses bagages), que Gabriel appose le « check » final à sa to do list, ou qu’Éliot soit au prise au grand dilemme de sa vie en devant faire un choix existentiel entre son rasoir électrique ou un petit bic jaune (… !)

C’est drôle, en lisant tout ça, mon envie de participer à l’émission s’est rapidement éteint.  Certes, il y a Hervé qui m’a semblé touchant, terre-à-terre et profond :

« Au bout du monde, il y aura sûrement des rencontres, des amours avortés, des moments magiques qui me changeront à jamais. Tout ça dans le plus grand secret, en gardant les amis et la famille au loin. Sans un mot ni parole. « Hervé, tu vas vivre le plus grand moment de solitude de ta vie » me dit mon père. Ce moment, je le vis déjà aujourd’hui et ce n’est que le début. »

Après un voyage en Asie, ce jeune homme semble avoir bien saisi ce qui est si ténu et si riche dans le fait de voyager, se tenir au beau milieu de sa solitude en effleurant bien des possibles.  En se risquant à des rencontres et des « amours avortés », embrassant tout de même le choix de poursuivre sa route, laquelle, on ne sait trop, cette route à laquelle on décide de s’identifier et que l’on choisi de s’approprier en faisant un pas en avant et en choisissant de continuellement avancer.

Et pourtant, c’est exactement ça que nous offre la vie, même dans un quotidien ; ces rencontres, ces aventures, que l’on choisi ou non de voir, de prolonger.  La même chose. Exception faite que dans le cadre du voyage, on choisi de le ressentir à la puissance mille.  Comme si l’espace d’un moment, dans le vase clos du prétexte qu’est le mot « voyager », on s’autorisait enfin à s’y abandonner à cette vie.

Alors, suivrez-vous la Course ?  Si oui, je vous souhaite de découvrir non seulement des contrées époustouflantes, des personnes sensibles et des réalités touchantes, mais aussi du talent et de la créativité dans le travail de réalisation de ces participants.  Du talent, de la créativité, mais surtout, bien du coeur.

Tel que je l’ai avancé précédemment, il faut tout de même laisser la chance aux coureurs… Néanmoins, quant à moi, je choisi d’emblée de poursuivre ma propre course plutôt que de rester là, à regarder la parade. 😉

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Vivement septembre !

L’été s’achève doucement tandis que se pointent les odeurs de septembre.

J’adore jouer au touriste chez moi.  Le Québec regorge d’endroits méconnus à découvrir et je n’aurais certainement pas assez d’une vie pour les apprécier ! Non seulement d’endroits, mais de produits qui gagnent à être goûtés et appréciés !  Une splendide journée il y a deux semaines en compagnie de Martine de Destination Terre m’a permis de déguster une panoplie de produits du terroir lanaudois ! Une très belle rencontre et que de découvertes ! Et que d’endroits à aller visiter en septembre ce sont ajoutés à ma liste !

De plus, j’adore le mois de septembre québecois qui regorge de splendides couleurs, tant dans les arbres qu’au marché ! Et tant de produits à déguster ! Cette année, j’ai envie de mettre la main à la pâte ! J’ai donc prévu quelques activités dans les campagnes en ce sens. Potirons et curcubitacés seront-ils à l’honneur ?

Je me prépare donc un mois de septembre principalement sur les routes du Québec tandis que je peaufinerai mon projet de voyage avec Roukie pour la fin de l’automne.  La destination ? Mystère ! Sachez seulement que j’ai privilégié un endroit pour émerveiller ma fille et non satisfaire mes passions artistiques, architecturales et gourmandes (quoique !) Bien qu’elle soit habituée de se balader dans les musées de toutes sortes, ce n’est pas par un filtre que j’ai envie de lui présenter une perception de notre planète. Un peu d’aventure (dosée, on s’entend, elle n’a tout de même que dix-neuf mois 🙂 ) nous ferra à toutes deux le plus grand bien !

Automne

Pour lire l’article de Martine de Destination Terre sur nos découvertes aux Fêtes Gourmandes de Lanaudière, c’est par ici !  J’en parle également sur le réseau social de partage culinaire Bienvenue à ma table.

Et avis aux intéressés : l’événément-bénéfice pour la Société des enfants handicapés fut un grand succès ! 2000 $ et des poussières amassés pour remettre en don à la SEHQ dans le cadre de notre projet.  Un énorme merci à ceux qui ont participé d’une manière ou d’une autre à cette journée et qui passent par ici ! Ils se reconnaîtront ! 🙂

À lire aussi : Préambule d’un trek

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